Mercredi 14 juin 2006
Le stockage holographique, ou stockage en 3D, ne fait pas appel à la science fiction, il utilise des procédés déjà bien connus et maîtrisés. Le tour de force du HVD est de pouvoir utiliser ces procédés sur un disque de la taille d'un DVD afin de dépasser la limite imposés au médias actuels en "2D" par les effets super paramagnétiques. Ceux-ci interviennent du fait de l’augmentation de la densité qui oblige à avoir des "grains" magnétiques de plus en plus petits et de plus en plus proches, qui risquent d’interférer entre eux. Ils ne renseignent alors plus la bonne orientation magnétique, ce qui donne des données corrompues.

Avec le stockage holographique, les données ne sont plus inscrites sur une ou deux surfaces planes mais de façon volumétrique sur le média. Le principe utilise comme le DVD un laser mais qui va être scindé en deux parties. L'un, le faisceau de référence, est dirigé directement vers la surface du disque via un miroir. L'autre, le faisceau de données, traverse un modulateur spatial de lumière et les données vont être inscrite sur le média à l'endroit ou les deux faisceaux se rencontrent. L'astuce, c'est qu'en faisant varier l'orientation du faisceau de référence, on peut inscrire plusieurs couches de données sur un même endroit du disque. C'est le principe de l'holographie bi axiale.

Les disques HVD
La nature exacte du substrat utilisé pour la couche d'écriture reste pour l'instant un secret assez bien gardé par les acteurs du HVD Forum. Ce qui est certain, c'est que les premiers disques HVD auront une épaisseur de 3.5mm, contre 1.5mm pour les DVD actuels. De plus, la précision du stockage holographique implique que la couche d'écriture devra présenter des caractéristiques optiques absolument uniforme et une stabilité chimique absolue sur toute son épaisseur. C'est d'ailleurs ce qui induit un coût approximatif de 120$ par disque jusqu'en 2009. Pas vraiment de quoi envisager une utilisation grand public avec de tels tarifs.

Voici une coupe transversale d'un HVD afin d'illustrer les nombreuses couches présentes sur le disque:

1. Laser vert de lecture/écriture (532 nm)
2. Laser rouge de positionnement et d'adressage (650 nm)
3. Hologramme
4. Couche de polycarbonate
6. Couche de distance
7. Couche dichroïque Dichroic reflétant le laser vert
8. Couche réflective en aluminium (reflétant le laser rouge)
9. Base transparente
P. PIT

Voici enfin un tableau qui récapitule les capacités maximum et standard des différents types de médias qui sont actuellement disponibles, du CD au HVD. On voit que ce dernier apporte surtout une grande marge de manoeuvre en terme de capacité maximale avant de devoir passer à une nouvelle génération de média. La possibilité de multiplier par 8 la capacité standard se fera dans le temps mais promet théoriquemment une certaine pérennité au HVD.

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publié dans : MULTIMEDIA par gigi
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